Pablo-Angelo Aviges


Ode au pigeon


Compagnon de nos villes, autrefois célébré et aujourd’hui méprisé, le pigeon incarne un exemple de la relation conflictuelle que l’homme entretient avec le vivant. Ce mémoire dévoile son histoire fascinante, ses symboles oubliés et la passion qu’il continue d’inspirer. Au travers de cet écrit je découvre ce que cet oiseau révèle de nous et de lui… et pourquoi il mérite, peut-être, une fête en son honneur.


1/3 : Pigeons des villes
︎Octobre 2024
2/3 : Dans les yeux du colombophile
︎Novembre 2024
3/3 : Célébrer l’animal
︎Décembre 2024

Chapitre 3 

Célébrer l’animal  




    Je pense organiser une fête aux pigeons en guise de dédommagement. Pour cela je vais étudier à quoi ressemble concrètement la célébration d’un animal.

On sait que les “artistes” primitifs ne peignaient que des animaux sur les parois des grottes, comme pour exprimer une sorte de fascination pour ces compagnons de vie. On retrouve ce culte des animaux dans plusieurs religions, la plus connue étant la religion égyptienne, qui va jusqu’à élever les animaux au rang de divinités en leur attribuant des capacités humaines ︎1︎ . Dans les religions indiennes on introduit le concept cyclique du Karma ︎2︎ . On respecte les animaux car on suppose qu’ils pourraient avoir incarnés des humains dans des vies antérieures.

Mais célèbre-t-on précisément les animaux pour eux-mêmes ou bien s’agit-il d’une auto-glorification de l’homme sous le masque de l’animal, à la manière de La Fontaine ︎3︎ , qui attribue des réflexions humaines, trop humaines, aux animaux ? C’est comme si l’animal était un prétexte pour d’autres causes que lui. Célèbre-t-on l’animal pour lui-même ou pour ce qu’il représente ?



Lascaux - Frise avec taureaux, vaches cerfs et chevaux

1. Célébrer un animal comme un homme

 
La fête surprise de Tupac
   
    Un soir d’hiver, Djibril rentre dans le hall de son bâtiment accompagné de Tupac. Ce que Tupac ne sait pas, c’est qu’un guet-apens l'attend de l’autre côté de la porte. Djibril ouvre la porte, subitement, tous ses complices encerclent Tupac, des sifflets retentissent. Soudain, un bruit de détonation se joint au brouhaha. Les hommes qui lui font face lui annoncent :

“Surprise !” puis scandent son nom en choeur : “Tupac ! Tupac ! Tupac ! Tupac !”. Les confettis virevoltent et suite à une nouvelle explosion, Tupac se met à battre des ailes pour s’envoler vers un coin de la pièce. C'était bien l’anniversaire de ce joyeux perroquet ! La lumière s’allume et on discerne les accoutrements de chacun alors que tous chantent à tue-tête : “Joyeux anniversaire Tupac !” Lunettes fantaisie en forme de perroquet, chapeau de fête, collier à fleurs colorés et autres déguisements d’oiseaux, tous se sont habillés de façon à célébrer la fête d’anniversaire de Tupac, le perroquet. Bella, une femelle de la même espèce, arrivera peu après afin de séduire le protagoniste !

Pour conclure la cérémonie, chacun à son tour, les convives lui apportent un présent : Sofiane lui apporte du Tropico, Maras, Coco et Rhama lui donnent des graines, Zouzou, Germain, Tiakos lui offrent des perchoirs et, pour finir, Wesley lui tend une magnifique montre !

Djibril a organisé, pour son valeureux compagnon, la plus belle fête possible à ses yeux. Si l’attention qui lui est portée témoigne d’une grande affection de l’homme envers l’animal, on peut tout de même s’interroger sur la valeur éthique de cette scène ︎4︎ . Les artifices utilisés répondent à des critères humains et je me demande si une explosion de confettis peut réellement être appréciée par des oiseaux.

︎1︎ Dans la religion égyptienne ancienne, de nombreux animaux étaient considérés comme des incarnations des dieux. Par exemple, le dieu Anubis, souvent représenté sous la forme d'un chacal, et la déesse Bastet, représentée par une lionne, incarnaient des qualités animales tout en possédant des attributs humains, comme la sagesse ou la capacité de juger.

︎2︎ Le Karma, dans les traditions hindoue, bouddhiste et jaïne, désigne la loi de cause à effet selon laquelle chaque action, pensée ou parole a des conséquences sur le destin futur, que ce soit dans cette vie ou dans les vies suivantes.

︎3︎ Jean de La Fontaine, fableur du XVIIe siècle, est connu pour ses fables personnifiant des animaux, créant ainsi des leçons de morale et des critiques sociales.

︎4︎ Immortalisée dans une vidéo mise en ligne sur Snapchat puis sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=O7Bf4j5FQ1U&t=290s


Le rêve améri-canin

    Il est arrivé à plusieurs reprises qu’un animal arrive à s'immiscer et côtoyer les sommets de la société capitaliste. Nous en avons eu un exemple en 2019 avec Choupette, la chatte de Karl Lagerfeld, qui a accumulé une fortune de trois millions d’euros. Une somme gagnée via des contrats publicitaires et de mannequinat. Il aurait été possible de la rendre plus riche encore en héritant de son défunt maître. Malheureusement pour lui, la loi française l’en a empêché. En Allemagne, il aurait été possible d’hériter de cette fortune ; le berger allemand Gunther IV, par exemple, a hérité d’une fortune colossale s’élevant à 372 millions d’euros ! Le chien a hérité de son père Gunther III (lui aussi un chien), qui avait lui-même hérité d’une somme de 106 millions de la comtesse Karlotta Liebenstein en 1991. Suite à de bons placements, Gunther III arrive à faire tripler son capital pour, par la suite, le léguer à son fils. Gunther IV mène une vie de star, Il se promène en limousine, se délecte de caviar, il s’offre plusieurs gigantesque propriétés et s’entoure de charmantes femmes, légèrement vêtues, pour prendre soin de lui.


Portraits de Gunther IV 

On aimerait penser que ces animaux sont autonomes et réalisent leurs souhaits les plus chers. Ces animaux sont en réalité entretenus par des humains, qui prennent les décisions à leur place et les instrumentalisent pour compléter leur image publique. Les régents qui s'occupent d’eux se servent de leurs fortune pour leur faire vivre ce qui, pour un humain, est socialement valorisé.

L’exposition même de leurs vies devient un business en soi : Choupette est considérée comme une influenceuse mais semble plutôt une jolie marionnette aux mains de profiteurs. Ses anniversaires sont médiatisés, elle y est entourée par des produits de luxe, des ballons, des cadeaux soigneusement emballés et même un délicieux gâteau avec des bougies.

Cette célébration humaine, trop humaine de l’animal interpelle, parce que ce dernier ignore tout des codes de la fête : confettis, bougies, ballons, déguisements, couleurs, gâteau...


Les anniversaires de Choupette, issu de son compte instagram @choupetteofficiel

Sacraliser un être le protège, ce qui peut être dans notre cas bénéfique. La fête pourrait permettre au pigeon de changer de statut et de l’ennoblir à nouveau. Cependant, les tours en limousine et les explosions de pétards effraient plus l’animal qu’ils ne lui procurent de plaisir. Nous devrions donc essayer d’adopter le point de vue du vivant pour organiser une fête dans laquelle le plaisir serait réellement partagé. 
Les animaux sacrés de l’Egypte antique

    Intéressons-nous aux premiers à avoir domestiqué le pigeon et à leur rapport aux animaux. En Egypte antique la plupart des animaux étaient sacralisés. Ils y discernent à l’époque deux types d’animaux sacrés, les singuliers et les multiples. Les singuliers sont identifiés à partir de critères physiques très spécifiques. Un élu est sélectionné et installé dans un temple qui lui est dédié. Il se prélasse toute sa vie dans un enclos luxueux, et aussitôt décédé, il est remplacé par un autre. Le dieu Apis est ainsi représenté par un taureau au pelage blanc tacheté par endroits de marques noires. L’élu fait office d’incarnation physique du dieu Apis ︎5︎ .

Stetuette à l’éffigie du dieu Apis

Les multiples sont élevés dans des temples puis sacrifiés pour être momifiés. Les momies sont alors vendues à des particuliers pour être offertes à des dieux.Certaines momies ne contiennent qu’une partie du corps de l’animal sacrifié ou même uniquement des objets qui s’y rapportent. Le même soin est tout de même porté à la carapace de la momie. Les oiseaux les chats sont en particulier momifiés en grand nombre.

Les chats sont sacralisés pour leurs instincts de chasseurs, ils s'occupent de débarrasser les nuisibles qui s’en prennent aux aliments. Ils préservent les récoltes et préviennent les pandémies de peste par les rats. Ce serait, soit dit en passant, sûrement la meilleure piste à étudier pour les détracteurs du pigeon.


Momies de chat datant de l’Egypte antique

Les solutions grandioses que l’homme met en place pour célébrer l’animal m’impressionnent et me fascinent. Mais je me demande ce que pensent les principaux intéressés des cérémonies qu’on leur dédie ? Comment les animaux, eux, célèbrent-ils ? Notre empathie suffit-elle seulement à l’envisager ?

︎5︎ Le dieu Apis, dans la mythologie égyptienne, était un taureau sacré associé au dieu Ptah, créateur et dieu des artisans. Apis était considéré comme une incarnation vivante de Ptah et parfois comme un messager des dieux.


2.  Que serait une fête pour un animal, qui tiendrait compte de ses besoins et de ses rêves réels ?


Les limites de mon empathie

    Cet été, j’ai porté un œil attentif aux pigeons dans le but de recueillir des informations sur leurs différents rituels de célébration. Le pigeon, en grand romantique qu’il est, octroie une parade à sa potentielle partenaire. Un en particulier a retenu mon attention. Le pigeon que j’observe se pavane devant la belle qu’il convoite. Il lui court après, et une fois au contact, il fait un tour sur lui-même comme pour se montrer sous tous les angles. La femelle l’ignore, il la rattrape et recommence sans s’arrêter. Un autre pigeon sans doute plus charismatique se joint à la poursuite. Le rival de notre pigeon gonfle son goître puis roucoule et la pigeonne tombe presque instantanément sous son charme. Les deux tourtereaux s’envolent ensemble en laissant derrière eux le vilain pigeon. Le pauvre volatile repartira bredouille et le cœur brisé. J’ai cru, pendant l’espace d’un instant, comprendre ce que ressentait ce pigeon.

Néanmoins, selon le philosophe Thomas Nagel, il serait impossible de ressentir le monde comme un pigeon. Pour Nagel, la conscience est essentiellement subjective, elle implique une expérience intérieure qui est uniquement accessible à la personne qui la vit. Dans son essai « Quel effet cela fait-il d’être une chauve-souris ? » il prend l’exemple des chauve-souris pour le démontrer. Les chauve-souris voient leur environnement d’une manière radicalement différente de celle de l’homme : elles émettent des sons à haute fréquence et interprètent les échos.

Nagel explique que le fait de comprendre physiquement comment une chauve-souris perçoit son environnement ne nous permettra jamais de comprendre comment elle ressent ou vit cette perception.

︎6︎ Thomas Nagel, Quel effet cela fait-il d’être une chauve-souris ?, Paris, Gallimard, 1986

L’incarner pour mieux le comprendre

    Pour comprendre l’état de conscience d’un autre être vivant il faudrait alors reproduire et éprouver une expérience de vie identique. Je comprends alors que si je veux pouvoir comprendre pleinement le pigeon, je dois peut-être en incarner un. Si je mettais un vêtement reproduisant un plumage gris, si je façonnait un bec qui me permettrait de picorer avec précision,  si je concevais des ailes qui me permettaient de voler et qu’ensuite j’allais me joindre à un groupe de pigeons, que retiendrais-je de cette expérience ? Mon empathie suffirait-il à me faire adopter le point du vue d’un pigeon ?

Le designer-chercheur Thomas Thwaites a été assez courageux pour tenter l'expérience. Pour son projet Goatman, Thomas Thwaites adopte le mode de vie d’une chèvre. Il a fabriqué à l'aide de prothésistes des prothèses lui permettant  d’adopter la posture de l’animal, il s’est entouré de biologistes pour pouvoir imiter leurs régime alimentaire à base d’herbe et même de neurologues avec qui il explore comment réduire ses pensées humaines et tenter de penser comme une chèvre. Il finira par passer six jours dans les Alpes intégré à un troupeau de chèvres. En essayant de devenir une chèvre, Thwaites cherche à prendre des vacances de son quotidien stressant d’humain. Par la même occasion, sa quête manifeste démontre les limites de l’empathie humaine. Il termine son projet en avouant qu’il n'a pas été une si bonne chèvre que cela.



Thomas Thwaites, Goatman, 2016

La célèbre formule de Descartes ︎7︎ ,« Je pense donc je suis », illustre aussi la subjectivité de la conscience. L’artiste Miru Kim reprend cette phrase et se l’approprie pour nommer son projet « The Pig That Therefore I Am ». Elle se met en scène dans une série de photos nue et à quatre pattes au sein d’un troupeau de cochons dans une ferme industrielle. Sa peau se confond avec celle des cochons et son identité disparaît dans la masse.

La bestialisation a longtemps visé à déshumaniser et à humilier. Qualifier quelqu'un de bête insinue une perte ou une dégradation de ses caractéristiques considérées comme humaines pour céder à des pulsions primitives ou instinctives. En se mêlant à des troupeaux d'animaux, les deux artistes apportent un autre regard sur l’animal sans jugement de valeur. Ils inversent la perception de la bestialisation.


Kim Miru, The Pig That Therefore I Am,  2011

︎7︎ Cf. René Descartes, Discours de la méthode, 1637

3. Célébrer notre attention à l’animal


Observer et mieux connaître

    Nous l’avons vu dans le chapitre précédent, se rencontrer et raconter les mémoires du pigeon constitue une forme de célébration. Les passionnés d’oiseaux se rencontrent et se rejoignent à l’occasion d’une pratique nommée le birding. Cette pratique consiste à observer les oiseaux dans leur environnement naturel.

Équipé de jumelles ou de longue vue, l’observateur qu’il soit ornithologue professionnel ou un amateur passionné porte un regard sur l’animal et le considère pour ce qu’il est. Le birder porte à l’oiseau ce qui semble être un “regard positif inconditionnel” correspondant au regard empathique théorisé par le psychologue Carl Rogers ︎8︎ . Ils scrutent les oiseaux pour leur essence et non pas pour l’apparence qu’on lui prête.

L’agence d’architecture Studio Ossidiana étudie notre relation aux oiseaux par le regard en leur dédiant un palace. The Bird’s Palace est érigé sur un îlot flottant qui se déplace sur l’eau dans le gigantesque parc d'Amsterdam Vondelpark. L’eau crée une frontière permettant de garder le regardeur à distance et ainsi laisser les oiseaux prospérer. La micro-architecture est pensée de façon à ce que les oiseaux du parc puissent s’y aventurer et s’y épanouir.


Studio Ossidiana, The Bird’s Palace, Vondelpark, Amsterdam, 2021

Observer l’animal à distance et le laisser vivre sa vie semble être la solution parfaite pour le respecter pleinement. Ce point de vue idéaliste est impossible à appliquer au pigeon. Il est inimaginable  de tracer une frontière avec un oiseau qui vit à notre contact. Nous partageons nos lieux de vie avec le pigeon, je ne peux décemment pas revendiquer une fête observatoire du colocataire de nos villes.

Un feu d’artifice ?

    On se souvient qu’il est possible de produire de la poudre à canon à partir de fiente de pigeon. A partir de ce constat, je me suis posé la question de la pertinence d’organiser un feu d’artifice en l’honneur du pigeon. J’entre alors en contact avec Patricia Le Palud, responsable opérationnelle chez Jacques Couturier Organisation, une entreprise d'artificier vendéenne. Je découvre comment fonctionne l’installation d’un spectacle pyrotechnique. Je commence à expérimenter en allumant des pétards dans ma cour. A chaque explosion, j’entends un pigeon s'enfuir. La détonation l’effraie, je me rends compte alors que je ne peux pas organiser une fête pyrotechnique du pigeon qui traumatisait les pauvres volatiles. Cette conclusion m’invite à me demander comment réellement partager une fête.

Le Studio Ossidiana s’intéresse aussi au terrain partagé entre humains et oiseaux dans le projet lors de la biennale d’architecture de Venise de 2021 : Platform for Humans and Birds et Furniture for a Human and a Parrot. Le premier projet est un terrain de jeu partagé entre des divertissements pour humains et pour oiseaux. Différents jeux de cour de récréation pour l’homme et des perchoirs pour l’oiseau. Le second projet est un ensemble de mobilier qui invite l’humain et le perroquet à s’y installer. Les meubles sont une hybridation entre assises et perchoirs. Ces objets s'assimilent partiellement à des pratiques de domestication. On appâte l’oiseau avec de la nourriture et un toit pour partager un moment avec lui.




StudioOssidiana,The Bird’s Palace, La Biennale di Architettura di Venezia, Italy, 2021


StudioOssidiana, Furniture for a Human and a Parrot , La Biennale di Architettura di Venezia, Italy, 2021

Penser et optimiser des objets pour l’animal s’apparente à une domestication et invite à avoir des attentes envers l’animal. L’attente de partager un moment. Là où je préfère revoir notre manière de percevoir l’oiseau des villes et le considérer pour ce qu’il est. Ma fête ne fera pas fuir le pigeon mais elle ne l’y invitera pas non plus. On ne le rejettera pas s'il s’y invite pour grignoter quelques miettes.
︎8︎ Cf. Carl Rogers, Le développement de la personne, Paris, Dunod-Interéditions, 1968

Conclusion


    Pendant la rédaction de ce mémoire, j’ai eu l’occasion de parler avec beaucoup de gens du pigeon. Tous avaient des histoires à me raconter sur leurs propres interactions avec l’oiseau.

Au fur et à mesure, j’ai pu sentir une évolution dans leurs discours et une passion naître. La vision de ces personnes à l’égard du pigeon à évolué, certains me racontent même se laisser surprendre à noyer leurs regard dans l’oiseau.
On a mené un procès au pigeon biset puis montré qu’en ville il incarnait autant la victime que l’accusé. Ceux qui élèvent le pigeon savent l’apprécier pour ce qu’il incarne. Malheureusement les rassemblements colombophiles restent trop confidentiels et ne touchent pas les citadins qui continuent de mépriser l’animal. Le pigeon mérite un dernier jubilé pour le dédommager de ses bons et loyaux services. Avec ou sans lui.
L’analyse du cas du pigeon a plus largement permis de questionner la place de l’animal dans une société anthropocentrée.
Peut-être qu’alors célébrer les qualités plastiques, symboliques et historiques du pigeon au travers du dessin à la manière de Pablo Picasso pourrait redorer son blason.
J’imagine une fête des columbiformes : composée d’objets qui, par les courbes, les volumes, les textures, les couleurs, vantent le pigeon. Pour cesser de le considérer comme un rat volant. Jusqu'à ce que le rat soit réévalué à son tour.


Bibliographie


︎Ouvrages

DESCOLA, Philippe, Par-delà nature et culture, Paris, Gallimard, 2005.

DERRIDA, Jacques, L'Animal que donc je suis, Paris, Galilée, 2006.

NAGEL, Thomas, Quel effet cela fait-il d’être une chauve-souris ?, Paris, Gallimard, 1986.

ROGERS, Carl, Le développement de la personne, Paris, Dunod-Interéditions, 1968.

THWAITES, Thomas, GoatMan: How I Took a Holiday from Being Human, Londres, Picador, 2016.


Sitographie


︎Articles, blogs et sites

CNBC, « Egypt mummy animal scandal unwrapped », https://www.cnbc.com/2015/05/11/egypt-mummy-animal-scandal-unwrapped.html

Designboom, « Clip and tweet: bird attraction by Nitsan Hoorgin », https://www.designboom.com/design/clip-and-tweet-bird-attraction-by-nitsan-hoorgin/

Designboom, « Studio Ossidiana biennale installations for coexistence of humans and birds », https://www.designboom.com/architecture/studio-ossidiana-biennale-installations-coexistence-humans-birds-06-12-2021/

France Inter, « Égypte antique : quand les animaux étaient vénérés comme des dieux », https://www.radiofrance.fr/franceinter/egypte-antique-quand-les-animaux-etaient-veneres-comme-des-dieux-8406443

Les Échos, « Et voici les animaux les plus riches du monde », https://www.lesechos.fr/weekend/business-story/et-voici-les-animaux-les-plus-riches-du-monde-1405982

Revue Approche Centrée sur la Personne, « Les liens entre l’homme et l’animal : entre imaginaire et réalité », https://shs.cairn.info/revue-approche-centree-sur-la-personne-2013-1-page-65?lang=fr

Studio Ossidiana, « Furniture for a human and a parrot », https://www.studio-ossidiana.com/furniture-for-a-human-and-a-parrot

Studio Ossidiana, « Pigeon Tower – La Biennale di Venezia », https://www.studio-ossidiana.com/pigeon-tower-la-biennale-di-venezia

Studio Ossidiana, « Platform for humans and birds – La Biennale di Venezia », https://www.studio-ossidiana.com/platform-for-humans-and-birds-la-biennale-di-venezia

Studio Ossidiana, « The Birds' Palace », https://www.studio-ossidiana.com/the-birds-palace

Wamiz, « Ce chien coûte plus de 400 millions de dollars, pour une raison totalement dingue », https://wamiz.com/chiens/actu/chien-coute-plus-400-millions-dollars-raison-totalement-dingue-16836.html

︎Films, vidéos et podcast

Campus Animaliste, « Amélie Guilbert - Le procès du pigeon : un plaidoyer pour la coexistence », https://www.youtube.com/watch?v=NA-lx0bVo9M .

Djibril94260,« ANNIVERSAIRE DE 2PAC LE PERROQUET », https://www.youtube.com/watch?v=O7Bf4j5FQ1U&t=291s

Gunther’s Millions, World's Richest Dog, Netflix, 2023.

Les animaux sacrés des pharaons, Documentaire, France 5, 2017.






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︎ pabloangeloaviges@gmail.com
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Le projet de diplôme ︎

La collection Columbiforme invite à porter un regard neuf au pigeon en célébrant ses qualités, ses histoires et sa plastique. Inspirée par les courbes, les couleurs et les motifs singuliers des colombidés, elle retranscrit leur essence dans le dessin des objets.


Célébration columbiforme, Pablo Aviges, 2024, encre