Béatrice Bayard

Lithe





Pétrifier, c’est être changer en pierre. Goutte à goutte, les sucs minéraux imprègnent la matière organique et la figent dans l’éternité.  Et s’il était possible de pétrifier le vivant en un temps record ?

Lithe détourne un procédé de pétrification artificielle appliqué au bois, issu du brevet d’Hamilton Hicks (1986). Par l’imprégnation de silicate de sodium, le bois tendre acquiert les propriétés du bois pétrifié. Ce projet à la volonté d’explorer un procédé historique et expérimental et de l’appliquer au design contemporain.

 






1/3 :  Un grand calme
︎ Novembre 2025 
2/3 :
Tromper la nature
︎ Janvier 2026
3/3 :
L'artifice de l'éternité
︎ Février 2026


Article 3

L'artifice de l'éternité





Si le design contemporain privilégie souvent la légèreté et l'obsolescence, concevoir un objet qui aspire à la vie d’un fossile relève d'une posture incompatible avec les attentes actuelles. Quel est l’intérêt de posséder un objet qui nous survivra de plusieurs millénaires ?





Production personnelle, Béatrice Bayard, 2025





        Quel intérêt y a-t-il à pétrifier du bois plutôt qu’à utiliser de la pierre naturelle ? Et quel est le bien-fondé d'un mobilier qui se veut éternel ? Des premiers outils à l’édification des lieux de culte, la pierre a façonné des civilisations entières. Elle fut choisie durant des siècles pour sa résistance mais aussi son abondance. Pourtant, une contradiction fondamentale réside dans son usage domestique. Par définition, le mobilier ︎1︎ (dérivé de mobile, avec le suffixe -ier,) désigne ce qui peut être déplacé. Mais la pierre impose son poids. Ce poids induit des usages fixes et a donc freiné son usage dans nos intérieurs. Le recours au bois pétrifié, en tant que matériau minéralisé, offre une alternative intéressante. Il permet de mobiliser un imaginaire de la chaleur du bois, tout en bénéficiant des propriétés minérales issues du processus de pétrification.



︎1︎ « mobilier ». Wiktionnaire, l’encyclopédie collaborative de la langue française, dernière modification consultée le 3 février 2026. Consulté le 09/02/2026

1.
Un mobilier éternel

1a.
Les fossiles de l'Anthropocène

 
Si le design contemporain privilégie souvent la légèreté et l'obsolescence, concevoir un objet qui aspire à la vie d’un fossile relève d'une posture incompatible avec les attentes actuelles. Quel est l’intérêt de posséder un objet qui nous survivra de plusieurs millénaires ? Contrairement à la pierre brute, le bois pétrifié garde sa vie et sa chaleur. Les veines du bois, fibres et couleurs sont conservées, tout en possédant la dureté de la pierre. C'est une matière qui "ment". Et c’est dans cette contradiction que naît la curiosité du bois pétrifié. Cette curiosité redouble lorsqu'on évoque la pétrification artificielle. Pourquoi ? Parce qu'elle représente le fantasme ultime du designer/créateur-alchimiste, pouvant fabriquer l'éternité en laboratoire.
Plus largement, les réflexions sur le mobilier éternel amènent à questionner ce que l’on laisse derrière nous. Toutes ces pensées sont nourries par les recherches sur l'anthropocène. Nombreux ont été les théoriciens et artistes à se questionner sur quels seront les fossiles de notre temps. En grattant les strates de la terre, qui sait, peut-être les archéologues de demain trouveront-ils une chaise en bois pétrifiée, doucement protégée par les sédiments. A Bestiary of the Anthropocene ︎2︎, écrit en 2018 par Nicolas Nova, chercheur et commissaire d'exposition franco-suisse, explore l’anthropocène à travers un bestiaire conçu comme un guide pratique nous aidant à observer notre monde de plus en plus artificiel. L'Anthropocène y est défini comme l’époque géologique où l'activité humaine est devenue l’influence principale sur le climat et l'environnement. Selon Nicolas Nova, cette nouvelle ère géologique est caractérisée par la création de matières hybrides. Hybrides car elles croisent la biologie avec les avancées technologiques, créant un paradoxe où chaque matière jongle sur l’échelle du  «naturel / artificiel» ou «biologique / synthétique». C'est une ère de "post-nature", où l’Homme peut modifier le tissu de la nature.

Extrait du livre A Bestiary of the Anthropocene, Nicolas Nova, 2018



Jouer à rendre éternel le bois, et contrôler un processus lent en quelques jours, crée inévitablement un choc cognitif. L'œil voit une branche, mais la main touche un roc. Ce malaise sensoriel est le moteur du  gestalt switch ︎3︎: il nous force à sortir de nos catégories préconçues ("ceci est naturel", "ceci est artificiel") pour accepter une réalité hybride, d'où la curiosité que peut provoquer le processus de pétrification artificielle. En regardant un meuble en bois pétrifié par le silicate de sodium, le spectateur doit réaliser que la frontière entre ce qui est "né" (le bois) et ce qui est "fait" (la pierre artificielle) a disparu pour donner naissance à un troisième état : la matière hybride.




Photo 1 : En 1918, des mineurs de charbon ont fait une découverte étonnante au fond d’une mine de charbon : une souche d’arbre pétrifiée enfermée dans une couche de charbon, Photographie de J. Horgan, Jr, 1918
Photo 2 : Ce bois pétrifié vert du Trias doit sa couleur au chrome ; il en contient en effet 2 %, le même élément qui donne leur couleur verte à l’émeraude, Photographie de Foundation, Inc.



︎2︎ NOVA, Nicolas et DISNOVATION.ORG. A Bestiary of the Anthropocene, Amsterdam : Institute of Network Cultures, 2018

︎3︎ Le Gestalt switch désigne le basculement de la perception d’un élément qui permet de voir une même forme ou phénomène sous deux angles incompatibles. C’est le"déclic" mental où le cerveau réorganise les mêmes informations visuelles pour y voir une forme totalement différente (par exemple, passer du vase aux deux visages sur une illusion d’optique), sans que l'image réelle ne change. Pour Kuhn, ce n'est pas qu'un phénomène visuel, mais un changement de paradigme scientifique : c'est le passage d'une vision du monde à une autre qui s'opère par la pratique et la résolution d'énigmes plutôt que par la simple théorie.
Bienvenu, Alexis. « Le gestalt switch », in THOMAS KUHN (1922-1996), Encyclopædia Universalis [en ligne]. Modifié le 01/07/2025. Disponible sur : https://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-kuhn/2-le-gestalt-switch/

2.
Le regard du designer :
entre chimiste et alchimiste



Ce projet tente de contrôler un processus naturel rare. Le designer, ici placé dans une posture d'expérimentateur, cherche à infléchir les mécanismes de la nature, passant du concepteur de formes, au rôle du chimiste, voire d'alchimiste s’il rêve des nouvelles matières qu’il crée. Dans ma pratique, l’intention est guidée par le dessin et l’esthétique. Ma démarche se veut plus alchimique que strictement chimiste : la solution de silicate de sodium est perçue comme un élixir de vie, conférant au bois une forme d'immortalité par la minéralisation. Néanmoins, un tel sujet de recherche exige une compréhension approfondie de la matière, de ses propriétés intrinsèques et de ses réactions. En ce sens, il faut être avant tout chimiste pour conduire un tel projet de recherche.


2a.
Expérimenter et interpréter une nouvelle matière


Il est impossible de faire l’étude des processus de pétrification artificielle sans parler du projet « Pétrification » ︎4︎5︎ mené par Émile de Visscher, designer-chercheur à l'ENS Paris-Saclay et ingénieur de formation. Fruit de quatre années d’expérimentations, ce projet aboutit à la mise au point d’une recette capable de transmuter la cellulose en une céramique de haute résistance. Cette démarche explore le passage du souple au rigide, et du vivant à l’organique. L’origine de ce travail réside dans un article scientifique publié par le Pacific Northwest National Laboratory (PNNL), décrivant un protocole permettant de pétrifier le bois en quelques jours. Comme mentionné dans le chapitre précédent, cette méthode repose sur une réduction carbothermique transformant la cellulose en céramique (carbure de silicium). Émile de Visscher s’est approprié cette recette pour en éprouver les limites techniques et formelles, en collaboration avec deux designers aux approches distinctes : Jenna Kaës et Grégory Lacoua.


L’étude du PNNL détaille la minéralisation du bois par infiltration de silice, suivie d'une cuisson sous atmosphère d'argon ︎6︎. Le bois poreux devient alors du carbure de silicium, un hybride entre roche et céramique. De Visscher a étendu ce champ d'application à toutes les matières contenant de la cellulose et poreuses. Ses premiers essais, réalisés sur des origamis en papier, ont révélé la capacité du matériau à figer des formes délicates : le papier se mue en roche, et les structures survivant à la haute température deviennent des sortes de fossiles. Progressivement, le projet a changé d'échelle, nécessitant la construction d'un four spécifique. Cartons, textiles et cordes deviennent des céramiques robustes qui conservent leur mémoire plastique initiale sans ajout de résines. Petit à petit, des objets apparaissent des expérimentations et soulèvent des questions ontologiques quant à leur statut, tant sur l'usage et leur matérialité, à l'ère de l'Anthropocène.


Étudiants de ChimieParisTech, origami de dragon pétrifié, dans le cadre du programme de recherche PIG entre l'ENSAD et ChimieParisTech, 2016. Crédits photo : Palta Studio.

Par son regard de designer-chercheur, Émile de Visscher déplace la pratique de la maîtrise technique vers une recherche de la surprise par la matière. Il ne s'agit plus seulement d'appliquer une technique, mais de susciter la curiosité de l'usager par un processus qui active des rencontres entre matière et imaginaire.


2b.
Donner corps au mythe : la charge symbolique de la matière


Jenna Kaës est une designer dont le travail explore la mystique et l’imagerie des rites funéraires. En observant les échantillons d'Émile de Visscher, elle perçoit la puissance symbolique de cette pétrification artificielle. Le bois transformé en céramique d’un noir profond lui évoque les vestiges de Pompéi, comme les pains carbonisé noirs retrouvés qui ont conservé dans leur plasticité une dimension tragique. Ce qui retient son attention est le paradoxe du procédé : c’est par une destruction thermique extrême que l’on accède à la pérennité. Ce processus, qu’elle assimile à une forme d’alchimie, fait écho à la crémation. Elle conçoit alors une série d’urnes cinéraires, établissant un parallèle entre la transformation subie par le contenant et celle du corps qu'il est destiné à recevoir. Dans tous ces projets, Jenna Kaës explore le lien entre les processus de fabrication et l’incarnation matérielle de l’objet. Dans cette matière pétrifiée, les dimensions technique et symbolique se rejoignent pour ne former qu'un, où la matière incarne le symbole.


Gregory Lacoua, Briques pétrifiées faites de pâte à papier et de textiles, utilisant le procédé de pétrification, avec Emile De Visscher, dans le cadre de l'exposition « Au Charbon ! » à Grand-Hornu, 2023. Crédits image : Emile Barret.

Elle déploie des tissus, imprégnés de silice puis mis en forme pour former des contenants. Les tissus sont ensuite cuits : la chaleur déforme les pièces de manière aléatoire, ce qui leur donne un caractère plastique, sensible et vivant. Le résultat est un contenant qui semble animé par sa forme tout en étant éternel par sa substance. Ici, l’imagination obscure la technique et donne à voir le mythe de l'intemporalité de l’objet par la matière pétrifiée.


2c.
La quête d'une pérennité fonctionnelle


À l’opposé, Grégory Lacoua adopte une posture de designer produit plus pragmatique, cherchant à allier l’expertise esthétique à la réponse à un besoin ou problème. Son intérêt se porte sur les propriétés intrinsèques de la matière : sa solidité et sa durabilité. La pétrification permet de figer une matière sans en altérer la qualité originelle, mais au contraire en l'augmentant par une transmutation chimique. On parle alors d’upcycling ou de surcyclage car ce processus permet de ne pas diminuer la qualité de la matière initiale mais d'en gagner par la transformation chimique. Ensemble, ils transforment des rebuts (papier, carton, textile) en une collection de briques et d'assemblages raffinés. Ces éléments modulaires permettent de construire des objets à échelles variables, du mobilier aux « folies » architecturales. C’est la transformation de matériaux accessibles - comme le papier, le carton, le tissu ou la corde - en une roche noire qui résiste à des températures extrêmes. La pétrification devient alors une alternative aux techniques de recyclage conventionnelles qui, souvent, appauvrissent la matière (décyclage).


Jenna Kaes, Urnes pétrifiées en coton, utilisant le procédé de pétrification, avec Emile De Visscher, dans le cadre de l'exposition « Au Charbon ! » à Grand-Hornu, 2023. Crédits image : Emile Barret.


Pain romain pétrifié, Herculanum (près de Pompéi)


Toutefois, ce projet, très énergivore, ne prétend pas être une solution industrielle globale. Son intérêt réside plutôt dans la remise en question du cycle de vie des objets. En transformant le déchet en une roche quasi éternelle, Lacoua interroge notre rapport à la matérialité et à la valeur des ressources à l'époque de l'Anthropocène. 



Le projet « Pétrification » démontre comment une même innovation matérielle peut donner lieu à deux interprétations divergentes. Là où Grégory Lacoua interroge la valeur du déchet, Jenna Kaës explore la narration plastique et la charge symbolique de la mort et de l'éternité. La pétrification n'est pas qu'une simple réaction chimique ; elle provoque une curiosité inhérente au processus lui-même.Cette matière impose au designer une posture double : celle du chimiste rigoureux et celle de l'alchimiste capable de projeter un récit dans cette roche nouvelle.
L'acte de pétrifier des matières organiques (bois, textile, cordages) transforme des matériaux périssables et mous en artefacts éternels et rigides, créant une forme d'archéologie spéculative. Cette démarche élargit la définition de l'Anthropocène — souvent réduite au béton et au nucléaire — en montrant l'influence de l'homme sur la microstructure du vivant. Peut être le carbure de silicium d’Emile de Visscher ou le bois pétrifié d’Hamilton Hicks sont-ils également des points de réflexion sur ce que peut être l’anthropocène. Ces démarches créent des objets hors de leur temps biologique, des sortes de fossiles ou ruines nouvelles.
︎4︎ ADAGP. Polyvalence #4 : Emile de Visscher [Vidéo en ligne]. YouTube, s. d. Disponible sur : https://www.youtube.com/watch?v=iXvWAsfOFBc

︎5︎ De Visscher, Emile. Petrification, Emile De Visscher, s. d. Disponible sur : https://www.edevisscher.com/make/petrification [14/02/2026]

︎6︎ L’argon est un gaz inerte utilisé pour le contrôle précis de l'atmosphère dans un four de traitement thermique. Il permet de créer une atmosphère qui peut être qualifiée d'inerte, ce permet de chauffer à très haute température et de provoquer des modifications internes sans brûler ni carboniser les éléments.

3.
Vers le projet



Étant encore expérimental, ce sujet implique différentes postures de travail : chimiste comme Emile de Visscher, plasticien comme Kaës ou industriel comme Lacoua. Bien qu’il faut pouvoir jongler entre toutes ces postures pour mener l’aboutissement du projet, l'angle sur laquelle il sera abordé en priorité donne une coloration forte sur la finalité. Je viens d’une formation de design industriel, où pendant trois ans j’ai pu explorer le “design au service de”, où toute la démarche doit être justifiée par une analyse du territoire de recherche et solutionnée par différents scénarios d’usage. Le design industriel laisse peu de place à la sensibilité personnelle. Ce projet est aussi pour moi une manière de renouer avec le design. La pétrification est un phénomène singulier, je suis la première à regarder ces procédés avec curiosité. Il a jusque là nourri tout un imaginaire qui me fait dessiner.

Selon les postures de travail, mon projet demande une part de fiction et de rêve dans la manière d’aborder la matière. Le bois pétrifié tente d’imiter la nature, tant dans le processus que sa matérialité. Comment montrer une matière qui ment sur sa nature ? Il faut être alors une sorte de faussaire romantique qui tente d’imiter la nature. Peut être qu’à travers ce mobilier il faut raconter l’histoire de ces grands troncs retrouvés dans les sols. Ou peut-être faudrait-il s'inspirer de la nature, à l'image des grottes artificielles de la Renaissance ou des branchages en béton qui ornent certains bancs parisiens.

L'enseignement du designer en école est de calibrer le discours à la forme. Une matière ou une forme ne peut pas mentir. Cette même éthique de conception se voit dans la construction : il faut savoir prendre partie des qualités intrinsèques de la matière et les montrer. L’ornementation n’est pas détestée mais elle est questionnée : l’ornementation ne peut être gratuite, elle doit appuyer le propos. Alors le designer ne peut pas mentir, ni dans la matière, ni dans l’ornementation. La forme doit raconter le procédé, et les faux marbres peints ou le bois adhésif sont jugés d’un kitsch sans nom. Dans la conception de première forme, le retour le plus fréquent était que ma chaise n’avait pas l’air pétrifiée. La forme était trop vivante, trop courbée, légère, alors qu’il était attendu un mobilier lourd et austère. Ce mensonge, dans la matière en plus de la forme, est de trop. Cela brouille la compréhension simple et rapide du projet. “Être pétrifié” semble exclure tout mouvement, alors qu'il s'agit d'une vie suspendue : le mouvement y est implicite. C’est ce qui distingue un meuble en pierre, par nature statique, d’un meuble pétrifié qui conserve la trace d’un élan vital. L’artifice nous entoure partout, toutes les matières que nous touchons au quotidien mentent, alors pourquoi ne pas mentir dans la forme ? Pourquoi ne pas vouloir chercher dans cette matière artificielle, une forme qui raconte une histoire factice ?





Maquette, dessin et inspiration de la chaise Lithe, Béatrice Bayard, 2025




Banc en ciment rocaille faux-bois, F.Brossard

Pétrifier le bois avec un procédé expérimental demande de s’amuser, d'épuiser par le dessin et l’expérimentation ce bois pétrifié. Si je souhaitais réellement créer un mobilier éternel, une myriade d'autres procédés et matières seraient plus judicieux. Voir même, ce procédé présente plusieurs limites : il rend le bois friable, ne permet pas les assemblages à la colle à bois, les produits chimiques assez compliqués à sourcer… La liste est longue pour justifier de ne pas faire ce projet avec cette recette. Mais elle est séduisante. Hamilton Hicks raconte une histoire en pétrifiant avec du silicate de sodium : il promet de rendre fossile tout en gardant toutes les caractéristiques visuelles du bois.
Alors, il faut être fou, sculpter à même une bille de bois une chaise et la rendre pierre. Il faut explorer et mener à bout cette recette, l’appliquer sur tout ce qui contient de la cellulose, figer papier, branche, tronc… Le moteur de ce sujet est l'expérimentation : se restreindre au design produit et répondre à un usage spécifique est limité le potentiel narratif de cette matière. Mon mobilier ne cherche pas qu' à démontrer la pétrification artificielle, il cherche à raconter l’histoire du bois, dans sa splendeur vivante, qui par un coup de passe passe a été pétrifié.





Bibliographie


︎Articles

DE VISSHER, Emile. Petrification, Emile De Visscher, s. d. Disponible sur : https://www.edevisscher.com/make/petrification [14/02/2026]


︎Ouvrages

NOVA, Nicolas et DISNOVATION.ORG. A Bestiary of the Anthropocene, Amsterdam : Institute of Network Cultures, 2018

︎Vidéos

ADAGP. Polyvalence #4 : Emile de Visscher [Vidéo en ligne]. YouTube, s. d. Disponible sur : https://www.youtube.com/watch?v=iXvWAsfOFBc





Contact ︎

︎ beayard0@gmail.com
︎@bea.ici

Le projet de diplôme ︎

Maquette carton échelle 1 de la chaise Lithe, Béatrice Bayard, 2025











Productions personnelles, Béatrice Bayard, 2025