Daphné
Levesque du Rostu


Maquette, prototype, chef d’œuvre

Achevé/ inachevé


1/3 : Maquette, prototype, chef d’oeuvre
Achevé / Inachevé
︎ Octobre 2023
2/3 : Comment déconstruire le process de création traditionnel ?
Œuvrer / désœuvrer

︎ Novembre 2023
3/3 : En cours de rédaction
︎ Décembre 2023




Article 1

Maquette, prototype, chef  d’œuvre

Achevé / Inachevé 






 
En tant qu’artisan d’art et designer en devenir, j’ai choisi de mettre mes compétences techniques au profit d’une gestion plus complète de projet. Passer du rôle du réalisateur à celui, - parfois/ souvent - plus valorisé du créateur me pousse à me questionner sur les notions d’œuvrer.

Comment un processus créatif ou une démarche protocolaire peut-elle mener à une œuvre « finie » ? Dans quelle mesure une œuvre proposée peut être modifiée/ poursuivie par l’usager ? La notion d’œuvre dans le design produit doit-elle dépendre de l’idée induite par le créateur ou de la finalité apportée par la matière ?



1. La recherche par itération - Un rapport ambigu à la réflexion créative


   
Œuvrer est un verbe qui signifie travailler activement, créer à produire où réaliser quelque chose avec intention et effort. C’est une action délibérée en vue d’un résultat ou d’une contribution significative. Dans une démarche de recherches et de questionnements, j’ai choisi d’orienter une première phase de réflexion autour de la notion de prototype. Ce vaste terme, fréquemment utilisé à tort et à travers, fait partie prenante du travail de l’artisan et du designer. Quel est alors le statut du prototype ? Quand est-ce que la démarche de production démarre ? Et, de manière complémentaire, quand est-ce que cette démarche prend corps pour tendre vers un aboutissement ?


Historique du prototype - Une histoire de temps


On a recensé les premiers prototypes datant de l’Antiquité. En effet, les artisans et inventeurs utilisaient des modèles en argiles, en métal ou encore en bois pour planifier des bâtiments ou tester des exemplaires préalables de leurs créations. Il s’agissait principalement de modèles rudimentaires pour guider le travail manuel. La Renaissance va marquer un tournant historique, avec l’apparition de maquettes et d’une méthodologie scientifique dont Léonard de Vinci est le meilleur illustrateur. On observe alors une approche plus systématique de la conception, ou l’expérimentation par le prototype encourage une validation et un aspect sécuritaire qui s’impose progressivement.

Au XVIIIᵉ siècle, la fabrication de masse et le développement de produits manufacturés permettent l’émergence d’une production à portée économique, dont l’usage de prototype permet de tester de nouvelles idées et concepts, et d’élaborer de nouveaux outils.

L’apparition de l’automobile, de l’électronique et de l’aviation au XXᵉ siècle, accrues par le développement des nouvelles technologies, demandent de concevoir rapidement des produits plus efficaces et avancés. Les techniques de fabrications plus sophistiquées permettent alors de faire appel à des prototypes en métal, verre, plastique ou bois de manière plus immédiate et efficace. Le prototype fait plus que jamais partie intégrante du processus de création. L’arrivée de logiciel de conception est une révolution dans la façon de développer des produits.

Expérimenter par l’erreur


Concevoir un produit est une activité complexe qui exige de mobiliser de multiples partenaires de différentes disciplines, d’imaginer, d’allier pratique et créativité afin de vérifier tous les problèmes avant la mise sur le marché. La notion d’itération est primordiale dans le prototypage ; on appelle itération chaque nouvelle version d’un prototype ou d’une maquette. Cette démarche de conception itérative constitue le cycle de développement du projet. Les notions de séries et de versions mettent en évidence un caractère évolutif. Pourquoi définir le prototype comme un objet parfait alors qu’il est, dans les faits, un élément de recherche ? Cette ambiguïté paradoxale autour du terme est questionnable.



AZAMBOURG François, Collection Pack, 1999 Prototype, Tissu polyester structuré par des fils polyester. Mousse polyuréthane, bouton activateur sur le côté, Paris, Les Arts Décoratifs



Explorer de manière sensorielle et fonctionnelle les produits sous différentes facettes permet de résoudre les problématiques et de limiter les risques financiers. On peut ainsi parler d’expérimentation via l’erreur, qui requiert une forme particulière d’intelligence, une capacité de l’artisan à penser dans le faire : le propre de l’expérimentation est de faire naître la conception de l’exécution. L’apprentissage par l’expérience sensible est le socle de l’intuition qui permet ensuite la conceptualisation. Il s’agit d’explorer une idée pour lui donner forme.

La maquette comme le prototype ont également un rôle didactique. On observe alors un dialogue entre l’objet et le designer, un lien entre le cerveau et la main. Le Flux de production (workflow) est équilibré et vacille d’une compétence à l’autre. Les aptitudes manuelles traditionnelles et informatiques convergent vers un but commun : on parle de rétro-ingénierie.︎ 2︎

Le travail du designer n’est pas de deviner la façon dont l’utilisateur interagit avec le produit, mais bien de l’analyser. La recherche ethnographique est alors favorisée par le prototype.


Ambiguïté et paradoxe du terme


Il y a une forme de paradoxe, d’ambiguïté et d’incompréhension autour du statut du prototype que j’ai pu observer autour de moi. Mon stage en développement de projet dans l’Atelier de Recherche et de Création (ARC) du Mobilier National m’a permis d’améliorer et de préciser une vision de la notion du prototype, auprès de professionnels expérimentés, d’artisans d’art (que l’on nomme au sein de l’atelier techniciens d’arts) et de designers industriels. En abordant officiellement le sujet du « prototype » avec eux, il est évident que le terme reste ambigu, même au sein d’une institution dont le rôle actuel est de proposer une recherche autour d’une démarche fondée sur la fabrication en interne de prototype, et de pièces en petite série. Cette amphibologie sur le terme me pousse à questionner cette procédure par le biais des interrogations exprimées précédemment.

C’est un vaste sujet qui comporte plusieurs enjeux sociologiques importants en ce qui concerne les interactions sociales, l’économie, la culture de l’innovation. Non seulement essentiel à l’élaboration d’un projet fonctionnel et efficace, le prototypage peut rapidement adopter une casquette éthique lorsque les enjeux du produit touchent le domaine de la santé, de la surveillance ou encore de l’intelligence artificielle. Les prototypes sont souvent un catalyseur d’innovation, intégrant une culture matérielle certaine.

D’après la définition du CNRTL, le prototype est considéré comme « modèle, exemple parfait » ou encore « premier modèle réel d'un objet, d'une machine, établi afin de le mettre au point avant d'entreprendre la fabrication en série » (Dew. Technol. 1973). Le verbe prototyper signifie quant à lui « Être l'exemple parfait de quelque chose ; représenter, symboliser ». Cette notion ambiguë voire paradoxale de perfection m'amène à aborder en deuxième partie le sujet du « chef-d'œuvre », considéré comme l’œuvre parfaite. Toutefois, administrer à l’objet prototypal un caractère de perfection semble contradictoire. En effet, le prototype est considéré comme objet, comme artefact ; c’est une production sensible, la matérialisation d’une idée, qui résulte d’un processus de recherche. Peut-il et doit-il être considéré comme une finalité ?

︎1︎HUGUES Patrice, Parcours III, Le langage du tissu, Paris, Textile, Art, Langage, 1982 dans Revues françaises de sociologie, 1984. (Style de texte exposant)

︎2︎HALLGRIMSSON Bjarki, Prototypage et design produit - Des procédés aux matériaux, Paris, Dunod, août 2020.

2. Faut-il atteindre la perfection?



La question du prototype comme objet de recherche et comme – après une série d’itérations- version 1 de l’objet, pose la question suivante : à quel moment détermine-t-on qu’un objet est considéré comme terminé, abouti ?
C’est alors qu’en ouvrant le spectre de recherches, vient naturellement le sujet de l’artiste et de son œuvre d’art, et plus particulièrement la notion de chef d’œuvre, qui, dans le déterminisme commun, désigne une œuvre parfaitement exécutée, et donc aboutie.

Le chef d’œuvre compagnonnique


Performance d’Olivier Saillard, Moda Povera, Les vêtements de Renée, juin 2023


Le lien traditionnel entre le chef-d'œuvre et le savoir-faire est bien évidemment le chef-d'œuvre compagnonnique. On retrouve de nouveau une ambigüité autour de ce terme, au même titre que pour l’usage du mot prototype. Depuis quelques années, le mot « maquette » tend à venir remplacer le titre de « chef-d'œuvre », désignant la pièce effectuée par les compagnons en fin de tour de France et qui conférait officiellement son titre à l’artisan (travail de réception ou pièce de maîtrise). Au Moyen Âge, le chef-d'œuvre de compétition permettait d’assurer le monopole de l’embauche dans une ville par un concours. L’idée de l’œuvre comme baptême domine, devient facteur d’admission et d’intronisation à une communauté.︎3︎  


« Par le chef-d'œuvre, le compagnon quitte le domaine exclusif
de l’exercice du métier pour entrer dans celui de l’initiateur.
La conscience du métier qu’il possède alors lui ouvre la conscience de l’homme
et par celle-ci il accède à celle de la cité » ︎4︎  



Le travail de réception n’est pas un modèle réduit d’un objet utilitaire, mais prouve que l’ouvrier maîtrise parfaitement la technique. Vient alors la question du lien entre technique et esthétique. La manière de procéder, façon de vivre et d’agir, et l’ensemble du travail préparatoire de longue haleine constitue, à part entière, la notion de chef-d'œuvre compagnonnique.

Mais, cette pièce de validation engage un conflit de la technique et de l’esthétique. ︎5︎ La perfection matérielle qui tend à être atteinte n’engendre pas de beauté. Le compagnon est seulement l’exécutant d’un projet.

La notion de chef-d'œuvre nécessite une réflexion critique. Elle implique une histoire, une mentalité collective, voire arbitraire. On peut alors évoquer le mouvement Fluxus, qui prône un art fondé sur l’idée, le rituel de la création et sa conception et non le résultat durable de la création


L’esthétique de la technique ; virtuosité du geste.


La virtuosité technique et esthétique d’artistes tels que Michel Ange ou Léonard de Vinci fait émerger la notion de génie artistique associée à une perception du chef-d'œuvre. Il est associé à l’idée de progrès, et au XXᵉ siècle, il s’illustre dans un grand nombre de domaines (peintures, sculptures, films, musiques, littérature…). Aujourd’hui, on pourrait considérer un chef-d'œuvre comme une pièce techniquement exceptionnelle, introduisant de nouvelles perspectives innovantes, et une résonance culturelle et sociale.

Cette « meilleure œuvre » d’un auteur, version parfaite et représentative dans le genre, l’époque et l’absolue, est inséparable de l’immortalité et l’universalité. ︎ 6︎

L’art, les industries créatives et l’artisanat ne cessent de faire l’éloge du beau geste. L’essayiste Ollivier Pourriol, dans Eloge du Mauvais geste, ︎7︎   nous parle de ces mouvements qui sont de l’ordre du lapsus, et relèvent un poids de l’inconscient. Peut-on et doit-on laisser une place à l’erreur pour rendre une œuvre plus humaine ?

Ce lien entre art et technique est intéressant à aborder au sein même du processus de fabrication. Tokujin Yoshioka, designer japonais, a fait une version papier expérimentale de son fauteuil Honey-pop, qui sera par la suite développée de manière industrielle en polyéthylène roto moulé. Il s’est servi de la matière papier pour effectuer un prototype épousant la forme du corps, une forme qu’il aurait difficilement obtenue avec une autre mise en œuvre. On passe de la pièce artistique à l’industrialisation. ︎8︎


YOSHIOKA Tokujin, Fauteuil Pane Chair, 1967, Japon, Mousse fibreuse de polyester, carton, textile, métal, bois


YOSHIOKA Tokujin, Fauteuil Honey Pop, 1967, Japon, Papier Gauffré, Centre Pompidou Paris.

Pour son œuvre KOU-AN GLASS TEA HOUSE, (Saga, Japon, 2011), Tokujin Yoshioka rend le défaut esthétique. En effet, il utilise le procédé de production en série du banc avec le défaut de l’extrusion pour produire ce motif si particulier. Il transforme le défaut d’un système de production pour le faire devenir élément esthétique, ornement volontaire qui entre dans la poésie de l’objet.




YOSHIOKA Tokujin, Fauteuil Honey Pop, 1967, Japon, Papier Gauffré, Centre Pompidou Paris.


Dans Esthétique du geste technique,︎9︎   il est mis en évidence une dichotomie récente entre la notion de beauté et celle d’utilité. Socrate met en lumière le lien entre l’utile et le beau, le beau et le nécessaire. Alfred Gell, anthropologue britannique, exprime quant à lui le lien entre le pouvoir de fascination de l’œuvre d’art et la virtuosité technique, que l’on peut nommer technologie de l’enchantement ; tous les objets, y compris les plus esthétiques, s’inscriraient dans une logique fonctionnelle.︎ 10︎

Hannah Arendt, politologue du XXᵉ siècle, va émettre une distinction entre le travail et l’œuvre. Pour elle, le travail dépend d’un souci de survie de l’individu, tandis que l’œuvre concerne la fabrication de « tous les objets dont l’homme peuple le monde et grâce auquel il en modifie durablement la figure ». ︎ 11︎

La beauté peut venir du tout formé par l’objet et son environnement, comme nous l’indique Gilbert Simondon. L’objet est beau non pas en lui-même, mais comme prolongeant le monde où il s’insère – par exemple une ligne de pylônes supportant des câbles qui enjambent une vallée. Cette beauté du geste technique peut-elle prendre vie dans une forme d’inachevé ?


Le chef d’œuvre peut-il être inachevé ?


Outre l’œuvre compagnonnique, le concept de l’œuvre parfaite apparaît à l’époque du romantisme, et illustre une forme d’élitisme évident. On peut alors aller au-delà de cette notion et interroger le sentiment de perfection. L’œuvre accomplie et aboutie peut-elle mettre en évidence un chemin plutôt qu’une finalité ? Devrait-on s’intéresser à la notion d’éphémère, et ouvrir son regard vers l’expérience et le processeur plutôt que le produit fini? Hegel considère les chefs-d'œuvre comme immortels, mais peut-on questionner leur temporalité ?

Comment ce paradigme de l’exemplaire unique pourrait-il être aujourd’hui confronté au domaine du design produit ? On pourrait poser la question de « faire œuvre », dans le design produit, comme création d’une œuvre qui surpasse la fonction utilitaire ou esthétique d’un objet.

Les œuvres inachevées, dans le sens ou l’artiste n’a pas pu mener à bien son ouvrage, soulèvent la question d’un processus créatif qui pourrait traiter de cette esthétique de l’inachevé, voire de la notion de « désœuvrer ». Ces œuvres laissées en suspens suscitent des réflexions sur le processus créatif et la notion de perfection. La chaise Longue LC4 de Le Corbusier est parfois considérée comme un chef-d'œuvre inachevé. Lors de sa conception, les défis techniques étaient supérieurs aux réponses envisageables. Ce n’est qu’avec l’apparition de la production en série après la mort du créateur, que l’objet a été développé et est devenu une icône du design.

Cela pose aussi la question du réalisable. Doit-on se limiter à ce que nous offre la technique aujourd’hui, ou peut-on ouvrir des perspectives futures en se basant sur de probables hypothèses techniques ?

GARNIER Marie, Homo Sapiens, objet de design culinaire, édité chez ENOstudio



︎3︎Pour un sujet plus détaillé, se référer à : GALARD Jean, SPIES Werner, WASCHEK Matthias, MacGREGOR Neil, DANTO Arthur, BELTING Hans, HANSMANN Martina, Qu’est ce qu’un chef d’œuvre ?, Paris, Gallimard, novembre 2000
 

︎4︎BOUILLON Didier, GUILLERME André, MILLE Martine et PIERNAS Gersende (sous la dir.), Gestes Techniques, Techniques du Geste, Villeneuve d’Ascq, Presse Universitaire du Septentrion, 2017, page 30


︎5︎En échangeant avec César Blaise, un compagnon du devoir qui effectue sa 11ᵉ année de compagnonnage et qui travaille à l’ARC, j’ai pu obtenir des informations enrichissantes sur la vision d’un métier purement artisanal (la chaudronnerie). « Dans certains métiers comme la chaudronnerie, la recherche de « beau » n’est pas présente dans la majorité des chefs-d'œuvre, car il s’agit de faire une pièce technique. La beauté apparaît alors dans la parfaite maîtrise du savoir-faire, et de la mise en œuvre exécutée de manière précise, et donc belle ». La thématique de l’esthétique du geste technique fait ainsi surface. Œuvre paradigmatique, plurivoque, énigmatique. La relation esthétique doit-elle forcément se doubler d’une évaluation ?


︎6︎Le terme de chef d’œuvre n’est pas un terme général. Au Japon par exemple, le kessaku sert à désigner une œuvre littéraire extraordinaire, et le Mei-Hin désigne un bel objet réalisé par un artiste talentueux.


︎7︎POURRIOL Ollivier, Eloge du Mauvais Geste, Editions Nid, mai 2010

︎8︎Jasper Morrison, Ron Arad ou encore Paul Cocksedge sont des artistes qui partent de la matière pour aller à l’industrie. Ils ont l’intelligence de partir du matériau pour aller à l’objet

︎9︎A De BEAUNE, Sophie,  Introduction : Esthétique du geste technique , Gradhiva, Musée du quai Branly Jacques Chirac, 2013,

︎10︎COOTE J. et SHELTON A., “The Technology of Enchantment and the Enchantment of Technology”, dans Anthropology, Art and Aesthetics, 1992, p. 40-66 

︎11︎ A De BEAUNE, Sophie,  Introduction : Esthétique du geste technique , Gradhiva, Musée du quai Branly Jacques Chirac, 2013, page 7





Conclusion


Passer de la notion du prototype à la forme finie du chef-d'œuvre pose la question de l’art et l’artisanat et de l’affrontement de l’acte créateur à l’acte technique. Interroger l’œuvre inachevée ouvre le spectre d’un sujet abordant une forme d’éloge de la sensibilité. La question de la temporalité dans le rapport à la pièce du deisgner, et le côté éphémère de l’acte créatif ou de l’objet en lui-même viennent sensiblement confronter les notions exprimées précédemment.
Outre la temporalité, il sera intéressant d’aborder, suite à cette notion « d’œuvre parfaite », le spectre d’un objet désœuvré, et d’une démarche de travail mettant davantage en avant le processus qu’une finalité ultime, et presque divine.




Bibliographie


︎Articles

ADELL Nicolas, « Arts de faire, arts de vivre. Chefs-d’œuvre inconnus des compagnons du tour de France », Gradhiva, 28 mai 2013 [En ligne : https://doi.org/10.4000/gradhiva.2638 ]

COQUET Michèle, « À main levée. La scarification comme œuvre », Gradhiva, 28 mai 2013, [En ligne : http://journals.openedition.org/gradhiva/2627 ]

GIRAUD Lia, « Dialogiques de l’œuvre-processus. Échanges interdisciplinaires dans un contexte de recherche en art », Marges, 2021, [En ligne : http://journals.openedition.org/marges/2500 ]

GUZDA Fred, « L’art conceptuel n’existe pas », Marges, 01 mai 2016 [En ligne :http://journals.openedition.org/marges/857 ]

HOUDE Stéphanie et HILL Charles, What do Prototypes Prototype?, Apple Computer, Inc. Cupertino, CA, USA

LEMAIRE Marianne, « Du geste technique à la geste musicale », Gradhiva, 27 mai 2013, [En ligne : http://journals.openedition.org/gradhiva/2598 ]

RENAUDIE Zoë, « Conservation du concept, restauration contre l’oubli », Marges, 25 octobre 2020 [En ligne : https://doi.org/10.4000/marges.1559 ]

RIOUX Christophe, « La beauté du geste : art, artisanat et industries créatives », juin 2012 [En ligne :https://d2mulcrgfv1yq5.cloudfront.net/documents/La-beaute-du-geste-Ch-Rioux-juin-2012.pdf ]

SABBAN Françoise, « Comment Homo devint faber. Comment l’outil fit l’homme. », Gradhiva, 28 mai 2013, [En ligne : https://doi.org/10.4000/gradhiva.2678 ]



︎Ouvrages

A De BEAUNE, Sophie, Introduction : Esthétique du geste technique , Gradhiva, Musée du quai Branly Jacques Chirac, 2013, page 7

B. CRAWFORD Matthew, Eloge du carburateur, Essai sur le sens et la valeur du travail, La Découvert, 25 mai 2010

BOUILLON Didier, GUILLERME André, MILLE Martine et PIERNAS Gersende (sous la dir.), Gestes Techniques, Techniques du Geste, Villeneuve d’Ascq, Presse Universitaire du Septentrion, 2017.

GALARD Jean, SPIES Werner, WASCHEK Matthias, MacGREGOR Neil, DANTO Arthur, BELTING Hans, HANSMANN Martina, Qu’est-ce qu’un chef-d'œuvre ?, Paris, Gallimard, novembre 2000 

HALLGRIMSSON Bjarki, Prototypage et design produit - Des procédés aux matériaux, Paris, Dunod, août 2020

MILLE Martine et PETIT Joelle, La vie du geste technique. Approche pluridisciplinaire, IHMC,  juin 2014

POURRIOL Ollivier, Eloge du Mauvais Geste, Editions Nid, mai 2010

SAINT-JACQUES Camille et SUCHERE Eric, Le chef-d’œuvre Inutile, Paris, l’Ateliers Contemporain, février 2020

SENNET Richard, Ce que sait la main, Albin Michel, 6 janvier 2010

︎Extraits d’ouvrages

BACCINO Thierry, « Prototypage », dans Document Numérique, Ed. Lavoisier, 2009 (Vol. 12), p. 133-144

COOTE J. et SHELTON A., “The Technology of Enchantment and the Enchantment of Technology”, dans Anthropology, Art and Aesthetics, 1992, p. 40-66 

︎Thèse

HALLAUER Edith, Du vernaculaire à la déprise d’œuvre : Urbanisme, architecture, design. Art et histoire de l’art, sous la direction de Thierry Paquot Université Paris-Est, 2017.


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